Présentation

Mercredi 7 mars 2007

Avez vous déjà rencontré cette espèce rare
Au détour d'une route, ou dans une gare,
Dans une foule, dans un décor montagneux,
Cet animal mythique nommé "homme heureux"...

Un qui ne dise pas dès qu'on le questionne,
ce que lui a dit son médecin au téléphone;
Un qui n'ait pas derrière un faux sourire
caché milles rasion de nous appesantire.

Un dont on ne chuchote pas de lui, entre amis,
"il est perturbé, le pauvre, moi je vous le dis"
Dont le coeur ne soit pas envahi d'herbes folles
vestiges d'aventures finies au fond d'une rigole.

Si vous trouvez cette perle rare, un jour
abreuvez vous à lui, à sa vie, son humour
goutez au délice de celui qui sait dire
"je suis en vie, ça ne pourrait être pire"

Par un passant - Publié dans : Poésie
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Mardi 6 mars 2007

Tu n'es pas plus solide qu'une brindille,
Tu te tiens en face de moi en disant non
Tu n'es rien d'autre qu'une simple fille
Tu dois pour cela te plier à ma raison!

Tu peux briser mon corps et mes rêves
Tu peux posséder ce qui n'est qu'à moi
Tu peux m'humilier et me salir sans trêve
Tu peux même me pousser vers la mort.

Nous devons pourtant partager cette vie
Nous unir pour prolonger ce calvaire
Nous rapprocher, pourquoi pas être amis
Nous serrer les coudes sur notre petite terre

Pourquoi jettes tu alors ta haine sur moi?
Pourquoi ne puis je que t'aimer de rage?
Pourquoi tu ne t'appuies sur mon courage?
Pourquoi m'enferment ils seul avec toi?
 

Par un passant - Publié dans : Actualité
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Jeudi 22 février 2007

Voilà un bon moment que je ne suis pas passé
Voilà un bon moment que je n'est rien déposé
Voilà un bon moment, cela m'a t'il manqué?
Voilà un bon moment que je me sens lassé.

Lassé parce que j'ai beau savoir, penser, accepter
Que je n'ai rien à écrire pour la postérité, l'éternité
Que les blogs ne sont que des fausses opportunités
Que mes mots resteront toujours bloqués ici, coincés.

Et bien malgré tout ça, le petit bout d'orgueil qui me reste
ce tout petit besoin de reconnaissance, au fond de ma veste,
il hurle plus fort dans mon crane que la  sirene du mercredi
et la vanite de ces pages a le don de le mettre hors de lui!

Mais je reviens tout de même aujourd'hui
Parce que cinq ou six passent chaque jour ici
et même si ils ont jamais laissé une petit message
cela fait une bonne raison de relancer cette page!

Par un passant - Publié dans : Poésie
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Dimanche 11 février 2007

Frères humains qui après nous vivez,
N'ayez les cœurs contre nous endurcis,
Car, si pitié de nous pauvres avez,
Dieu en aura plus tôt de vous mercis,
 
Vous nous voyez ici attachés cinq, six :
Quant à la chair, que trop avons nourrie,
Elle est pieça dévorée et pourrie,
Et nous les os, devenons cendre et poudre.
De notre mal personne ne s'en rie ;
 
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !
 
 
Si frères vous clamons, pas n'en devez 
Avoir dédain, quoique fûmes occis = tués
Par justice. Toutefois, vous savez 
Que tous hommes n'ont pas bon sens rassis ;
Excusez-nous, puisque nous sommes transsis,
Envers le fils de la Vierge Marie, 
Que sa grâce ne soit pour nous tarie, 
Nous préservant de l'infernale foudre. 
Nous sommes morts, âme ne nous harie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre ! 

La pluie nous a débus et lavés, débus
Et le soleil desséchés et noircis ; 
Pies, corbeaux, nous ont les yeux cavés,
Et arraché la barbe et les sourcils. 
Jamais nul temps nous ne sommes assis ; 
Puis çà, puis là, comme le vent varie, 
A son plaisir sans cesser nous charrie, 
Plus béquetés d'oiseaux que dés à coudre. 
Ne soyez donc de notre confrérie ; 
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre ! 
 
Prince Jésus, qui sur tous à maistrie,
Garde qu'Enfer n'ait de nous seigneurie : 
A lui n'ayons que faire ni que soudre.
Hommes, ici n'a point de moquerie ; 
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

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Samedi 10 février 2007

Le travail, qui me reste à faire apparaît à mon esprit comme une
mer. C'est tout un immense horizon d'idées entrevues, d'ouvrages
commencés, d'ébauches, de plans, d'épures à demi éclairées, de
linéaments vagues, drames, comédies, histoires, poésie, philosophie,
socialisme, naturalisme, entassement d'oeuvres flottantes où ma pensée
s'enfonce sans savoir si elle en reviendra. Si je meurs avant d'avoir fini,
mes enfants trouveront dans l'armoire en faux laque qui est dans mon
cabinet et qui est toute en tiroirs, une quantité considérable de choses
à moitié faites ou tout à. fait écrites, vers, prose, etc. - Ils publieront
tout cela sous ce titre : Océan.


J'écris cette note le 19 novembre 1846.

Par un passant - Publié dans : Extrait
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Jeudi 8 février 2007

Bonjour monsieur le ministre, prenez place
Nous vous avons gardé la meilleur paillasse!
Vous prendrez bien un peu d'eau fraiche
pour faire glisser cette mie trop sèche...

Sur le sujet épineux de la guerre en Irak
Je suis plus que jamais contre ces attaques!
Excusez les gardes, ils fouillent la cellule
Montrez leur vos mains, soulevez votre pull.

Permettez moi de vous emmenez dans la cour
c'est l'heure ou je peux faire mon tour
nous en profiterons pour parler economie
et des fructueux échanges entre nos pays.

Voilà, il est déjà cinq heures vingt
et l'heure des visites tire à sa fin
Pour votre venue, la france vous remercie
et vous assure sa plus profonde sympathie!

Par un passant - Publié dans : Actualité
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Mercredi 7 février 2007

Une minute de téléphone à l'étranger : 1 centimes
Un réglisse acheté chez le boulanger : 10 centimes
Cinq préservatifs pour être protégé: 1 Euros
Un livre de poche pour passer la soirée: 10 Euros
Quelques courses dans le petit supermarché : 100 Euros
Un loyer pour quelques pièces meublées : 1000 Euros
Une voiture pour pouvoir se déplacer:10 000 Euros
Un appartement qu'on peut enfin acheter : 100 000 Euros
Une oeuvre d'art d'un peintre confirmé : 1 000 000 Euros
Une lointaine ile déserte pour être exonéré : 10 000 000 Euros
Une petite multinationale à redresser: 100 000 000 Euros
Une GROSSE multinationale, pour s'amuser: 1 000 000 000 Euros
Une balade sur la lune à ses frais : 10 000 000 000 Euros
Rééquilibrer le budget français (on peut rêver): 100 000 000 000 Euros

Et après???

Par un passant - Publié dans : Poésie
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Mardi 6 février 2007

Papa noël, j'ai été très sage cette année.
J'ai écouté tous ce que les grands disaient
et fait ce qu'ils demandaient de mon mieux.
Mon maître a dit que j'était très sérieux!

J'ai bien accomplit tous mes devoirs
même ceux, secret, dans la chambre noire.
Ca n'a pas tous les jours été facile
je suis encore parfois un peu trop fragile.

Mais je m'entraine chaque jour, promis!
je ne pleure plus quand je perd un ami,
je n'hésite plus quand un femme supplie,
je ne crie plus pendant les longues nuits.

Alors s'il te plait, puisque je suis sage
plutôt que de m'apporter une bête image
cette année si tu t'aventures jusqu'ici
apporte moi donc un nouveau fusil!

Par un passant - Publié dans : Actualité
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Lundi 5 février 2007

Mon dieu c'est la page blanche!
rien ne sors de ma tête étanche,
Cinq, dix fois je commence, écris
rature, écris, efface, réécris...

Mais je suis vide comme une gourde
dont les gouttes s'écrasent, lourdes,
et sèchent en un instant, inutiles,
sans apaiser la soif de mots subtiles...

C'est un mal courant je le sais
je ne vais donc pas m'affoler
je vous dis seulement "à demain"
avec des idées plein les mains!

Par un passant - Publié dans : Poésie
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Dimanche 4 février 2007
Deux et deux quatre
quatre et quatre huit
huit et huit font seize...
Répétez ! dit le maître
Deux et deux quatre
quatre et quatre huit
huit et huit font seize.
Mais voilà l'oiseau-lyre
qui passe dans le ciel
l'enfant le voit
l'enfant l'entend
l'enfant l'appelle :
Sauve-moi
joue avec moi
oiseau !
Alors l'oiseau descend
et joue avec l'enfant
Deux et deux quatre...
Répétez ! dit le maître
et l'enfant joue
l'oiseau joue avec lui...
quatre et quatre huit
huit et huit font seize
et seize et seize qu'est-ce qu'ils font ?
Ils ne font rien seize et seize
et surtout pas trente-deux
de toute façon
et ils s'en vont.
Et l'enfant a caché l'oiseau
dans son pupitre
et tous les enfants
entendent sa chanson
et tous les enfants
entendent la musique
et huit et huit à leur tour s'en vont
et quatre et quatre et deux et deux
à leur tour fichent le camp
et un et un ne font ni une ni deux
un à un s'en vont également.
Et l'oiseau-lyre joue
et l'enfant chante
et le professeur crie :
Quand vous aurez fini de faire le pitre !
Mais tous les autres enfants
écoutent la musique
et les murs de la classe
s'écroulent tranquillement.
Et les vitres redeviennent sable
l'encre redevient eau
les pupitres redeviennent arbres
la craie redevient falaise
le porte-plume redevient oiseau.
Par un passant - Publié dans : Extrait
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