Présentation

Samedi 3 février 2007

Dans le sous-sol le plus secret de ma détresse
Où le vice a reçu la trempe de la mort
je redonne le ton au disque
Le refrain à la vie
Un terme à mon remords

Dans le cercle sans horizon où se lamente la nature
Si la chaleur-qui passe du sang à ton esprit
Tu pouvais suivre la mesure
En te hâtant sans bruit au tournant de la peur
To ut ce qu'on m'a repris des roues de la poitrine
Cette montre qui sonne l'heure sans arrêt
Et l'amère lueur qui coulait goutte à goutte
Entre la main et l'oeil
Le chemin de la peau
La débâcle au bruit sec de la glace légère qui se brise au réveil

je vais plus loin la main tendue au mouvement inconscient de la pendule
Une curiosité perçante au fond du coeur
Et pour toi dans la tempe le bruit sourd qui ondule
Des lièvres du péché à l'haleine des fleurs

Va-et-vient lumineux
Ressac de la fatigue
Goutte à goutte le temps creuse ta pierre nue
Poitrine ravinée par l'acier des minutes
Et la main dans le dos qui pousse à l'inconnu

Par un passant - Publié dans : Extrait
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Vendredi 2 février 2007

On l'a bien cuisiné ce salopard là,
Sans traces, rassure toi mon gars!
Quelques coups dans les côtes,
Puis on lui a fait lêcher nos bottes...

On a prévenu de suite la presse,
Elle l'a dévoré telle une ogresse.
En a fait un monstre pour ses amis;
Le pauvre gars, en sortant, était cuit!

Fallait pas qu'il touche à ce gosse
un tel crime, croyez moi c'est atroce!
On avait pas de preuves mais on savait
rien qu'à voire sa tête de détraqué!

Comment? Il s'est fait sauter la tête?
En rentrant chez lui, après "la fête"?
C'est idiot, on avait un indice évident
Pour prouver qu'il était innnocent...


 

Suspecté de la disparition de Julien, son beau-père s'est suicidé.
Le procureur a révélé, jeudi 1er février, que les analyses des traces de sang relevées dans le véhicule de M. Zémia "permettent probablement de dire que Monsieur Zémia était hors de cause". "Et tous les éléments de l'enquête le laissent penser", a ajouté le procureur, tout en estimant que la garde à vue de cet homme était indispensable pour les besoins de l'enquête. "Il n'y a pas qu'à Outreau que l'on commet des erreurs", a risqué un avocat dans les couloirs du palais.

LE MONDE | 02.02.07 | 15h24 
Par un passant - Publié dans : Actualité
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Jeudi 1 février 2007

Si Dieux est verbe, qu'est la lettre?
Tout, sans une partie, peut disparaitre:
une petite erreur et dieux devient vieux!
Vois tu comme l'alphabet est précieux?

Watson lui meme, fidele assistant et scribe
Xérès à la main, s'adressant par bribes,
Y a vu la brique de la création littéraire.
Zélé, il en usa de la plus belle manière!

 

... c'est un peu tiré par les cheveux...mais ça reste du français... ;-)

Par un passant - Publié dans : Exercice
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Mercredi 31 janvier 2007

khâgneux et thésards m'accorderont ceci:
la force d'une lettre peut être infini.
Modifiant à loisir le sens d'une émotion
Ne serait ce que par une banale inversion!

On ne peut que constater que notre monde
Presse à s'embraser à la moindre seconde.
Que chaque personne vit son triste poême
Rien que pour avoir confondu N et M!

Par un passant - Publié dans : Exercice
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Mardi 30 janvier 2007

Accrostiche au menu pour quelques matins
Balayons en vers notre alphabet latin!

Car on ne rend jamais hommage aux lettres
Dont on pense que l'unique moyen d'être
Est dans les mots, jamais pour elle memes...  
Folle idée que veut combattre ce poème!

Gardez vous bien de critiquer un A, un U,
Honte sur ceux qui médiront le P ou le Q
Il y eu Rimbaud pour défendre les voyelles
Je prends sa suite et pour toutes me rebelle! 

Par un passant - Publié dans : Exercice
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Lundi 29 janvier 2007

Remercions le progrès, anarchique et tout puissant
car il nous offre aujourd'hui tant de possibilités
dans cette  quête qui nous interessent tous autant:
A savoir comment notre espêce va pouvoir s'annihiler!

La grande mode du jour, incontestablement, revient
au réchauffement climatique, aux gaz assassins,
qui menacent, par milles modifications du climat
chaque écosystème, et par conséquence, vous et moi!

Mais n'oublions pas trop vite les vieilles peurs,
celles qui ont fait leur preuve avec honneur!
Il y a ainsi notre bonne vieille bombe atomique,
toujours prete à vitrifier la terre en un clic!

Ou plus insidieusement la modification génétique
qui, maitrisées avec prudence par les rois du fric
pourrait si tout se passe aussi bien que d'habitude
empoisonner la planête, c'est aussi une certitude!

Je citerai sans développer la destruction des forêts,
la surpopulation, les déserts, l'eau qui disparait
chacun doit bien avoir sa petite idée sur le sujet?
Quel beau siècle que celui ou règne telle diversité!

Comme je plains celui qui sait à quel sauce il sera mangé
quand nous avons ici tant de manière de nous faire exploser!

Par un passant - Publié dans : Poésie
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Dimanche 28 janvier 2007
Femme, songe où fusionnent toutes mes fictions,
tu as vibré comme réelle dans mes nerfs;
pleurant dans mes sentiers de l'illusion perdue,
j'ai senti m'effleurer ta beauté inconnue.

En flétrissant mes rêves et mes folles chimères
je t'ai forgée à brides de ciel et de chair,
comme une résurgence ou pareille au printemps
dans la forêt de tant d'aberrants idéaux...

Ta chair divine et parfumée, je l'ai rêvée
au milieu des tourments morbides de mon être;
et bien que floue, je sais, Aimée, comment tu es,
fiction faite réalité en chair de femme...

Je te cherche dans les yeux de toutes les femmes,
je te cherche et jamais n'ai pu te rencontrer.
Dans ma désillusion s'abrite l'illusion
que tu es ou seras plus belle qu'aucune autre.

Mes rêves te voudront éternellement mienne,
jaillissant de la nuit de toutes mes tristesses,
germe de joies étranges qui aviveront
la flamme que répand ta beauté inconnue
Par un passant - Publié dans : Extrait
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Samedi 27 janvier 2007
Tu es pressé d'écrire,
Comme si tu étais en retard sur la vie.
S'il en est ainsi fais cortège à tes sources.
Hâte-toi.
Hâte-toi de transmettre
Ta part de merveilleux de rébellion de bienfaisance.
Effectivement tu es en retard sur la vie,
La vie inexprimable,
La seule en fin de compte à laquelle tu acceptes de t'unir,
Celle qui t'est refusée chaque jour par les êtres et par les choses,
Dont tu obtiens péniblement de-ci de-là quelques fragments décharnés
Au bout de combats sans merci.
Par un passant - Publié dans : Extrait
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Vendredi 26 janvier 2007


Dès que je l'aperçu marchant dans la rue, crac,
ses talons claquant sur le ciment, tac!tac!tac!
rythmèrent alors à mon coeur ses boum...boum!
Sourd même aux voitures et leur "vroooooom".

Lorsque je la héla d'un timide "hé-ho"
elle se retourna et me souria! Cocorico!
Je proposa timidement un petit miam-miam
dans un endroit au calme, loin de ce ramdam.

Fou, j'entendais déjà ma braguette faire Ziiip
et ses vêtements s'effeuiller...flip...flip..
mais le seul son entendu fut un triste scraaatch:
mon coeur déchiré, jeté à terre dans un splatch!

je l'entendis me deverser par pleins glous-glous
tout en agitant sa robe et ses frous-frous
son amour immodéré pour son cher mari(hi-han..).
Je me voyais, un pistolet dans la main : Pan!

Dans ma tête un alarme sonnait : Pin Pon Pin Pon
La cruel vérité était là: je suis passé pour un con!

Par un passant - Publié dans : Exercice
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Jeudi 25 janvier 2007

Mangez donc mes yaourt "Caracol"
Et faites baisser votre cholesterol!
Utilisez mon shampooing aux plantes
et fini, pellicules poux et lentes!

Contre le cancer du sein, du poumon
nous avons bien sur une solution!
Vous devez être trop grop, ou gras
faites donc un cure, ca vous guérira!

Il semble, à les entendre tous s'inquiéter,
que j'ai attrapé la plus vile des maladies
le docteur, hier, me l'a finalement dit:
"Monsieur, vous êtes en parfaite santé"!

Mais si je n'ai pas de rhume à raconter
pas le plus petit furoncle à exhiber,
qui va  vouloir s'intéresser à mon fait,
triste personnage à la santé trop parfaite!

Je cours les hopitaux, recherche les virus,
suit les catarrheux, fouille leur détritus.
Ce matin je tousse enfin, à la bonne heure;
je peux enfin me plaindre, quel grand bonheur!

Par un passant - Publié dans : Poésie
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